La sanction politique du Genepi est un coup dur pour la réinsertion des personnes détenues

Communiqué d’Ugo BERNALICIS, Mathilde PANOT et Danièle OBONO, député·e·s de La France insoumise

Paris, Mardi 30 octobre 2018

 

L’Etat met fin au partenariat qui liait l’administration pénitentiaire avec l’association Genepi pour des motifs politiques. Cette sanction politique est profondément injuste et touche en premier lieu les personnes détenues !

 

Le Genepi fait un travail formidable en partenariat depuis très longtemps avec le ministère de la Justice. Les fonctions de soutien auprès des personnes détenues et de sensibilisation sur le système carcéral pour le grand public est vital pour notre démocratie.

 

Leur retirer cette convention à laquelle est liée une subvention est un message très clair. Cela aura des conséquences désastreuses sur la politique de réinsertion et de prévention de la récidive du ministère de la Justice.

 

Le groupe de la France insoumise a dénoncé la politique du gouvernement conduite par Nicole Belloubet, qui réduit de 32 % pour 2019 les subventions aux associations intervenant en détention en faveur de la réinsertion et la prévention de la récidive.

 

Les député·e·s insoumis·e·s apportent leur soutien au Genepi et demandent à ce que la ministre Nicole Belloubet intervienne en faveur du rétablissement de la convention auprès de la Direction de l’Administration Pénitentiaire.

 

Plus généralement, l’accès au milieu carcéral est rendu de plus en plus difficile aux associations. Cette complexification inquiète grandement la France Insoumise, car elle nuit aux conditions de détention des détenu.e.s et à leur possibilité de réinsertion dans la société. Nous appelons donc le ministère à faire preuve de raison.

 

Contact presse :

Antoine BÉCHET : 06.75.13.10.50

Brune SEBAN : 06.81.50.36.70

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