Encore des agressions en prison : il est temps de mener une autre politique pénitentiaire !

Communiqué de Danièle Obono et Ugo Bernalicis du 23 janvier 2018

Des surveillants pénitentiaires ont été agressés mardi et mercredi dernier par deux détenus à la Maison d’arrêt de Fleury-Mérogis. Les agents pénitentiaires se sont rassemblés jeudi en solidarité avec leurs collègues devant la prison.

Danièle Obono et Ugo Bernalicis, député∙es de la France Insoumise et membres de la commission des Lois de l’Assemblée nationale, apportent leur soutien aux deux agents agressés et à leur famille, ainsi qu’aux personnels pénitentiaires de l’établissement, qui continuent de travailler dans des conditions difficiles.

Nous dénonçons les conséquences de la politique pénitentiaire qui a conduit à une dégradation des conditions de travail des agents, les réduisant à des fonctions de sécurité et de surveillance au détriment de l’insertion. La course inutile à l’augmentation des places de prisons et le tout caméra ne peuvent pas être les seules solutions budgétaires et sécuritaires envisagées par le Gouvernement. Ces événements nous le rappellent frontalement : il faut remettre de l’humain, il y a un manque flagrant de personnels et les annonces gouvernementales sont en ce sens tout à fait insuffisantes.

Nous relevons également que l’une de ces agressions semble avoir concerné un détenu présentant des troubles psychiatriques. Il est urgent de s’interroger sur l’orientation des détenus atteints de tels troubles, dont il est évident que les conditions carcérales ne sont pas adaptées et mettent en danger les personnels pénitentiaires.

Les député∙es de la France Insoumise appellent Nicole Belloubet, Garde des sceaux, ministre de la Justice à prendre réellement toute la mesure de l’état des prisons et l’impasse de la politique du “tout carcéral” dans laquelle la nouvelle majorité s’est inscrite.

 

Contacts media

Clémentine PALUSZEZAK : 06.48.44.25.91

Brune SEBAN : 06.81.50.36.70

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *