Pollution à Lille, on étouffe !

Chaque année, dans les Hauts-de-France, 6500 personnes meurent à cause de la pollution.
Le coût annuel de la pollution de l’air en France a été estimé en 2015 à 101,3 milliards d’euros.
Pour sa station de Lille Fives, pour la période du 1er janvier au 13 juin 2018, les mesures Atmo indiquent 34 jours de qualité de l’air médiocre et 6 jours de qualité mauvaise.

Pourtant les pouvoirs publics ne semblent pas prendre la mesure de l’enjeu sanitaire, social et environnemental. Les normes européennes sont très éloignées des préconisations de l’OMS. Ce qui limite le déclenchement d’alerte.

Alerter, faire prendre conscience de l’enjeu, tel était le sens de l’action symbolique menée à Fives le 23 juin dernier, lors de laquelle, accompagné des insoumis.es, j’ai posé un masque sur la statue de la place Degeyter.

D’ores et déjà les plus touchés par la pollution, les quartiers populaires seront également pénalisés par la mise en place de restrictions de circulation en cas de nouveaux pics. Sans aide financière et/ou allègement fiscal, les habitants ne pourront pas acheter un véhicule plus récent et moins polluant, afin de sortir à terme du diesel en ville. 

A Fives, nous avons la triple peine :
Pollution atmosphérique aux particules fines liées au périphérique qui nous coupe de Lille
Pollution des sols liée aux anciennes activités industrielles et aux friches
Pollution sonore : une partie du quartier est parcouru d’artères très fréquentées.


Il est temps de revenir à la raison ! Repenser complètement nos modes de déplacement individuels et ceux des marchandises devient urgent pour notre santé à tou.te.s. La France Insoumise propose :

– Un Plan pluriannuel d’investissements dans les transports de voyageurs qui ne dépendent pas du pétrole.
– Le déploiement du transport collectif à toutes les échelles territoriales.
– La préservation des petites lignes ferroviaires avec réouverture de lignes dans une optique de service public.
– Un transport collectif urbain et interurbain mieux cadencés.
– Le financement d’un Plan vélo et le développement des déplacements doux.
– La maîtrise de l’étalement urbain et de l’artificialisation des sols en rapprochant domicile et travail.
– La refonte de la chaîne logistique du transport de marchandises (protectionnisme solidaire, ferroutage, transport fluvial, priorité aux circuits courts, bannissement du diesel pour le dernier kilomètre…).

Dans son livret programmatique sur les transports en commun, la France insoumise propose la gratuité pour les moins de 18 ans et les personnes sans emploi notamment. Certaines agglomérations l’expérimentent déjà en période de pollution atmosphérique et même tout au long de l’année (Aubagne, Châteauroux). Lille et sa métropole pourraient faire de même !

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